Alopécie androgénétique
Les follicules se miniaturisent, souvent sur un terrain familial. L’échelle de Norwood ou de Ludwig classe une silhouette. Elle ne pose pas le diagnostic à elle seule.
Consultations à Fribourg (Suisse), au Sarine Center de Villars-sur-Glâne.

Homme et femme, même mot, deux cartes : ce qu'il faut savoir
L'alopécie androgénétique est la forme de chute de cheveux la plus fréquente, aussi bien chez l'homme que chez la femme. Le mécanisme est proche : sous l'effet des hormones masculines, les follicules rétrécissent progressivement et produisent des cheveux de plus en plus fins et courts. Mais la carte de la chute, elle, diffère nettement selon le sexe, ce qui change la façon de l'évaluer.
Chez l'homme : une carte qui suit les tempes et le vertex
Chez l'homme, la chute suit un schéma assez reconnaissable : la raie s'élargit, les golfes temporaux se creusent, le sommet du crâne (vertex) s'éclaircit. Ces zones peuvent évoluer isolément ou se rejoindre avec le temps. L'échelle de Hamilton-Norwood classe la sévérité de cette progression, mais elle sert à décrire une silhouette, pas à établir le diagnostic à elle seule.
Chez la femme : une carte plus diffuse
Chez la femme, la présentation est différente : un éclaircissement diffus du sommet du crâne, souvent en forme de « sapin de Noël » le long de la raie, avec une ligne frontale généralement préservée. L'échelle de Ludwig décrit les stades de cette forme. Une chute qui touche aussi la ligne frontale chez la femme, surtout après la ménopause, doit faire penser à d'autres causes hormonales et mérite d'être signalée.
Des causes à ne pas confondre avec l'alopécie androgénétique
D'autres formes de chute peuvent ressembler à une alopécie androgénétique ou s'y associer, par exemple :
- une chute diffuse plus soudaine après une fièvre, une opération, une carence ou un stress important (effluvium télogène) ;
- des plaques rondes sans cheveux d'apparition rapide ;
- une inflammation du cuir chevelu qui détruit les follicules et laisse une peau lisse à la place des cheveux ;
- chez la femme, des signes évocateurs d'un excès d'hormones masculines (règles irrégulières, acné, pilosité excessive), qui orientent vers un syndrome des ovaires polykystiques à rechercher.
Ces situations peuvent coexister avec une alopécie androgénétique. C'est pourquoi le mode d'apparition, la répartition et l'aspect du cuir chevelu doivent être examinés avant de nommer une seule cause.
Quand une consultation médicale a du sens
Consulter a du sens si la densité change, si la chute persiste au-delà de quelques cycles de lavage, si une zone se dégarnit de façon localisée, ou si le cuir chevelu démange, pèle ou fait mal. On vient aussi lorsqu'on veut simplement comprendre, avant d'accumuler les produits.
Une perte soudaine, une plaque, une douleur, une suppuration ou une atteinte des sourcils justifient un avis sans attendre. « Que faire » commence par ce tri, pas par un shampoing.
La première consultation
L'entretien porte sur le début, le rythme, les médicaments, la santé générale et les habitudes capillaires. Puis vient l'examen du cuir chevelu. Une trichoscopie peut préciser la miniaturisation des follicules, la diversité du diamètre des cheveux, et distinguer une alopécie androgénétique d'une autre cause de chute diffuse.
Un bilan biologique n'est pas systématique. Il se discute si l'histoire oriente vers une cause hormonale ou générale particulière, notamment chez la femme. Les options thérapeutiques dépendent du diagnostic. Leurs limites font partie de l'information, au même titre que leurs indications.
Pourquoi distinguer les deux cartes est important
Nommer correctement la forme masculine ou féminine n'est pas qu'une question de vocabulaire : les traitements de référence ne sont pas identiques. Le minoxidil topique reste une option de première intention pour les deux sexes ; le finastéride oral est une option de première intention établie chez l'homme, mais son usage chez la femme reste hors indication officielle et se discute au cas par cas, en particulier après la ménopause. Chez la femme, la recherche d'une cause hormonale sous-jacente fait partie de l'évaluation initiale, ce qui est moins systématique chez l'homme.
L'échelle utilisée n'est qu'un outil de classement. Elle ne remplace pas l'examen du cuir chevelu et l'histoire clinique, qui orientent vers la prise en charge la plus adaptée.
La consultation à Fribourg
La première visite dure environ une heure. Elle commence par l'histoire du trouble : quand il a commencé, comment il évolue, la santé générale, les traitements en cours, les habitudes capillaires. L'examen du cuir chevelu suit. Une trichoscopie peut préciser ce que l'œil seul ne tranche pas. Un bilan sanguin n'est pas automatique ; il se discute si l'histoire oriente vers une cause particulière.
Dr Cindy Ottiger-Mankaka est Médecin spécialiste FMH en médecine interne générale, avec une expertise en trichologie. Elle intègre cette discipline à sa pratique quotidienne à travers une approche médicale globale. Les troubles capillaires étant fréquemment le reflet de déséquilibres internes (hormonaux, métaboliques, inflammatoires ou nutritionnels), son expertise de médecin interniste permet de réaliser des bilans systémiques complets et d'assurer une prise en charge médicale ciblée. Elle travaille avec une équipe de thérapeutes et d’experts en soins capillaires.
Les consultations ont lieu au Sarine Center, Route du Petit-Moncor 1c, 1752 Villars-sur-Glâne, en attendant les locaux définitifs. Selon les informations du cabinet, elles sont facturées au tarif TARDOC et prises en charge par l'assurance obligatoire des soins (LAMal), sous réserve de la franchise, de la quote-part et des conditions du modèle d'assurance concerné. Un bon de délégation est souvent utile. Certains examens ou soins restent à la charge du patient et font l'objet d'une information préalable.
Sources
Articles indexés dans PubMed. Cette page informe ; elle ne remplace pas une consultation médicale.
- Androgenetic alopecia. Liu Y, Tosti A, Wang ECE, et al. Nature Reviews Disease Primers. 2025;11(1):73. doi:10.1038/s41572-025-00656-9.PubMed ↗
- Diagnosis and Treatment of Nonscarring Hair Loss in Primary Care in 2021. Mirmirani P, Fu J. JAMA. 2021;325(9):878-879. doi:10.1001/jama.2020.19313.PubMed ↗
- Androgenetic Alopecia in Women: A Narrative Review of Pathophysiology, Clinical Evaluation, and Treatments. Kearney CA, Brinks AL, Lawrence CN, et al. American Journal of Clinical Dermatology. 2026.PubMed ↗
- Hair Loss in Women. Olsen EA. The New England Journal of Medicine. 2025.PubMed ↗