Prendre rendez-vous

Perte de cheveux et allaitement

L'allaitement fait partie de l'entretien avant toute proposition. Certains médicaments et certains compléments passent dans le lait, ou n'ont pas de place ici.

Consultations à Fribourg (Suisse), au Sarine Center de Villars-sur-Glâne.

Perte de cheveux et allaitement : ce qu'il faut savoir

Une chute de cheveux qui survient pendant l'allaitement pose une double question : quelle en est la cause, et quelles options restent compatibles avec le lait maternel ? Les deux questions se répondent ensemble, pas l'une après l'autre.

Un décalage du cycle, le plus souvent

Dans la majorité des cas, cette chute correspond à un effluvium télogène du post-partum : un contingent de follicules resté plus longtemps en croissance pendant la grossesse bascule en phase de repos, puis tombe, en général 2 à 4 mois après l'accouchement. La normalisation prend habituellement 6 à 9 mois. L'allaitement n'est pas la cause du décalage, mais il influence les traitements envisageables pendant cette période.

D'autres causes peuvent coexister et méritent d'être recherchées à l'entretien : une carence en fer, une thyroïdite du post-partum, ou une alopécie androgénétique déjà présente mais révélée par la grossesse.

Ce qui est contre-indiqué pendant l'allaitement

Le minoxidil oral est contre-indiqué pendant la grossesse et l'allaitement : il passe dans le lait, et son usage n'est envisagé que si le bénéfice dépasse clairement le risque. Le minoxidil topique, en usage local, expose à un passage systémique plus faible, mais son étiquetage américain précise qu'il peut être nocif en cas de grossesse ou d'allaitement et déconseille son usage sans avis médical lorsque la chute est associée à un accouchement récent.

Le finastéride et le dutastéride sont contre-indiqués chez la femme en âge de procréer, y compris en cas d'allaitement : un risque de féminisation d'un fœtus masculin existe en cas de grossesse, et une contraception est recommandée en cas d'usage.

Compléments et suppléments : la prudence reste de mise

Une supplémentation excessive en biotine, en vitamine A ou en sélénium peut elle-même aggraver une chute de cheveux, et la biotine interfère avec certains dosages biologiques (notamment thyroïdiens). Un allaitement augmente les besoins en plusieurs micronutriments (fer, iode, zinc, vitamines du groupe B, acides gras oméga-3), mais cela ne justifie pas une supplémentation non ciblée : elle se discute selon un bilan, pas de façon systématique.

Thyroïde du post-partum : une cause à ne pas manquer

Une thyroïdite du post-partum touche 5 à 8 % des femmes, le plus souvent en deux temps : une phase de thyrotoxicose vers 1 à 4 mois après l'accouchement, puis une phase d'hypothyroïdie vers 3 à 12 mois. Les bêtabloquants utilisés pour les symptômes de la phase thyrotoxique (propranolol, métoprolol) sont compatibles avec l'allaitement, de même que la lévothyroxine en cas d'hypothyroïdie symptomatique. Un dosage de la TSH oriente le diagnostic et le suivi.

Ce que l'entretien évalue en priorité

On date l'accouchement, le début et le rythme de la chute, l'allaitement (exclusif ou mixte), les traitements et compléments déjà pris, les antécédents thyroïdiens et une éventuelle alopécie déjà présente avant la grossesse. L'examen du cuir chevelu et un pull test complètent cette évaluation.

Un bilan biologique n'est pas systématique. Il se discute si l'histoire oriente vers une cause particulière : TSH, ferritine, vitamine D notamment.

Quand une consultation médicale a du sens

Consulter a du sens si la chute persiste bien au-delà de 9 mois, si elle s'accompagne d'une plaque, d'une fatigue marquée, de troubles de l'humeur, ou de signes évocateurs d'un trouble thyroïdien. On vient aussi pour choisir, avec l'allaitement en cours, l'option la mieux adaptée plutôt que d'arrêter l'allaitement par précaution.

La consultation à Fribourg

La première visite dure environ une heure. Elle commence par l'histoire du trouble : accouchement, allaitement, évolution de la chute, santé générale, traitements en cours. L'examen du cuir chevelu suit. Un bilan sanguin n'est pas automatique ; il se discute si l'histoire oriente vers une cause particulière.

Dr Cindy Ottiger-Mankaka est Médecin spécialiste FMH en médecine interne générale, avec une expertise en trichologie. Elle intègre cette discipline à sa pratique quotidienne à travers une approche médicale globale. Les troubles capillaires étant fréquemment le reflet de déséquilibres internes (hormonaux, métaboliques, inflammatoires ou nutritionnels), son expertise de médecin interniste permet de réaliser des bilans systémiques complets et d'assurer une prise en charge médicale ciblée. Elle travaille avec une équipe de thérapeutes et d'experts en soins capillaires.

Les consultations ont lieu au Sarine Center, Route du Petit-Moncor 1c, 1752 Villars-sur-Glâne, en attendant les locaux définitifs. Selon les informations du cabinet, elles sont facturées au tarif TARDOC et prises en charge par l'assurance obligatoire des soins (LAMal), sous réserve de la franchise, de la quote-part et des conditions du modèle d'assurance concerné. Un bon de délégation est souvent utile. Certains examens ou soins restent à la charge du patient et font l'objet d'une information préalable.

Sources

Articles indexés dans PubMed. Cette page informe ; elle ne remplace pas une consultation médicale.

  1. Needle CD, Brinks AL, Kearney CA, et al. Alopecia Treatments in Breastfeeding: Safety and Clinical Considerations. Int J Dermatol. 2025.PubMed ↗
  2. Ong MM, Li Y, Lipner SR. Oral Minoxidil for Alopecia Treatment: Risks, Benefits, and Recommendations. Am J Clin Dermatol. 2026.PubMed ↗
  3. Mirmirani P, Fu J. Diagnosis and Treatment of Nonscarring Hair Loss in Primary Care in 2021. JAMA. 2021.PubMed ↗
  4. Lee SY, Pearce EN. Assessment and treatment of thyroid disorders in pregnancy and the postpartum period. Nat Rev Endocrinol. 2022.PubMed ↗

Écrire au cabinet

Nom, e-mail, téléphone, motif. Merci de ne pas écrire de détail médical.

Le message s’ouvre dans votre messagerie. Rien n’est enregistré sur ce site.