Chute de cheveux et ménopause
À la ménopause, les hormones féminines baissent et l’équilibre avec les hormones masculines se modifie. Ce virage hormonal explique une partie de la chute de cheveux, mais rarement toute l’histoire.
Consultations à Fribourg (Suisse), au Sarine Center de Villars-sur-Glâne.

Chute de cheveux et ménopause : ce qu'il faut savoir
Autour de la ménopause, une chute de cheveux devient plus fréquente, mais elle n'a pas toujours la même origine. Dans la majorité des cas, il s'agit d'une aggravation ou d'une apparition d'alopécie féminine, favorisée par le climat hormonal de cette période. D'autres formes de chute existent aussi à cet âge, avec des présentations et des prises en charge différentes.
La forme la plus fréquente : l'alopécie féminine favorisée par la ménopause
C'est la situation la plus courante autour de la ménopause. Elle se traduit par un éclaircissement diffus, surtout marqué au sommet et sur la raie, sans zone totalement dégarnie. Elle peut s'installer progressivement dans les années qui précèdent la ménopause ou s'aggraver après. La baisse des œstrogènes et la diminution moins marquée des androgènes déplacent l'équilibre entre les deux, ce qui favorise la miniaturisation des follicules chez les femmes prédisposées. Une échelle (Sinclair ou Ludwig) peut décrire la sévérité, mais elle sert à classer, pas à poser le diagnostic à elle seule.
Une chute plus soudaine et diffuse
Autour de la ménopause aussi, la chute peut toucher l'ensemble du cuir chevelu de façon plus brutale, deux à quatre mois après un épisode de fièvre, une opération, une carence, un médicament, un stress important ou un choc émotionnel. De nombreux cheveux entrent alors en même temps dans une phase de repos avant de tomber. Cette forme est en général transitoire et repousse spontanément en quelques mois, mais elle peut se surajouter à une alopécie féminine déjà présente.
D'autres causes, plus rares, à ne pas oublier
Une chute de cheveux peut aussi être due à d'autres causes, par exemple :
- une alopécie fibrosante frontale, une alopécie cicatricielle qui touche surtout la femme ménopausée et qui recule la ligne d'implantation des cheveux, une situation qui nécessite un avis médical rapide ;
- des plaques rondes sans cheveux qui apparaissent rapidement ;
- une infection du cuir chevelu ;
- une traction répétée des cheveux (coiffures serrées, tics) ;
- une maladie de la thyroïde, une carence en fer, ou certains médicaments ;
- une inflammation du cuir chevelu qui détruit définitivement les follicules et laisse une peau lisse à la place des cheveux, une situation qui nécessite un avis médical rapide.
Ces différentes causes peuvent aussi se combiner chez une même personne. C'est pourquoi il est utile de faire examiner son cuir chevelu plutôt que de considérer toute chute de cheveux comme un seul et même problème : le mode d'apparition, la répartition et l'aspect du cuir chevelu orientent vers la cause et donc vers la prise en charge la plus adaptée.
Quand une consultation médicale a du sens
Consulter a du sens si la densité change, si la chute persiste au-delà de quelques cycles de lavage, si une zone se dégarnit, ou si le cuir chevelu démange, pèle ou fait mal. On vient aussi lorsqu'on veut simplement comprendre, avant d'accumuler les produits.
La ménopause n'est pas un diagnostic. Une chute qui apparaît à cette période peut relever de l'alopécie féminine, d'un trouble du cycle, d'une alopécie cicatricielle ou d'une autre cause. La date de début, le rythme, les antécédents familiaux et l'état du cuir chevelu pèsent plus que la seule période de vie.
Une perte soudaine, une plaque, une douleur, une suppuration, un recul de la ligne frontale ou une atteinte des sourcils justifient un avis sans attendre. « Que faire » commence par ce tri, pas par un shampoing.
La première consultation
L'entretien porte sur le début, le rythme, les médicaments, la santé générale, le statut hormonal (règles, ménopause, éventuel traitement hormonal) et les habitudes capillaires. Puis vient l'examen du cuir chevelu. Une trichoscopie peut préciser une miniaturisation, une chute diffuse, un tableau cicatriciel ou un autre tableau.
Un bilan biologique n'est pas systématique. Il se discute si l'histoire oriente vers une cause particulière. Les options dépendent du diagnostic. Leurs limites font partie de l'information, au même titre que leurs indications.
Ce que change la ménopause
La baisse des œstrogènes et la relative augmentation de l'activité des androgènes modifient le cycle du cheveu : la phase de croissance raccourcit, la densité diminue. Cet effet hormonal s'ajoute souvent à une prédisposition familiale déjà présente, sans que l'un exclue l'autre. La prévalence de l'alopécie féminine augmente nettement après la ménopause, et un âge de ménopause précoce est associé à un risque accru d'alopécie fibrosante frontale, ce qui justifie une attention particulière à la ligne frontale et aux sourcils à cette période.
Le traitement hormonal de la ménopause n'a pas d'effet démontré et constant sur la chute de cheveux ; son rôle éventuel se discute au cas par cas, en tenant compte des autres indications hormonales.
La ménopause oriente. Elle ne conclut pas. La page dédiée à la chute de cheveux chez la femme reprend les mécanismes en détail, et les pages dédiées aux 40 ans et 50 ans abordent ces tranches d'âge plus spécifiquement.
La consultation à Fribourg
La première visite dure environ une heure. Elle commence par l'histoire du trouble : quand il a commencé, comment il évolue, la santé générale, le statut hormonal, les traitements en cours, les habitudes capillaires. L'examen du cuir chevelu suit. Une trichoscopie peut préciser ce que l'œil seul ne tranche pas. Un bilan sanguin n'est pas automatique ; il se discute si l'histoire oriente vers une cause particulière.
Dr Cindy Ottiger-Mankaka est Médecin spécialiste FMH en médecine interne générale, avec une expertise en trichologie. Elle intègre cette discipline à sa pratique quotidienne à travers une approche médicale globale. Les troubles capillaires étant fréquemment le reflet de déséquilibres internes (hormonaux, métaboliques, inflammatoires ou nutritionnels), son expertise de médecin interniste permet de réaliser des bilans systémiques complets et d'assurer une prise en charge médicale ciblée. Elle travaille avec une équipe de thérapeutes et d'experts en soins capillaires.
Les consultations ont lieu au Sarine Center, Route du Petit-Moncor 1c, 1752 Villars-sur-Glâne, en attendant les locaux définitifs. Selon les informations du cabinet, elles sont facturées au tarif TARDOC et prises en charge par l'assurance obligatoire des soins (LAMal), sous réserve de la franchise, de la quote-part et des conditions du modèle d'assurance concerné. Un bon de délégation est souvent utile. Certains examens ou soins restent à la charge du patient et font l'objet d'une information préalable.
Sources
Articles indexés dans PubMed. Cette page informe ; elle ne remplace pas une consultation médicale.
- Hair Loss in Women. Olsen EA. N Engl J Med. 2025;393:1567-1578. doi:10.1056/NEJMra2412110.PubMed ↗
- Menopause and Hair Loss in Women: Exploring the Hormonal Transition. Gupta AK, Economopoulos V, Mann A, Wang T, Mirmirani P. Maturitas. 2025;198:108276. doi:10.1016/j.maturitas.2025.108276.PubMed ↗
- The Role of Hormones in Female Androgenetic Alopecia: Focus on Menopause. Anderson A, Konopelski P, Skorzewska K, et al. Climacteric. 2026. doi:10.1080/13697137.2026.42755697.PubMed ↗
- Menopause and Common Dermatoses: A Systematic Review. Roster K, Fleshner L, Karatas TB, et al. Am J Clin Dermatol. 2026.PubMed ↗