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Chute de cheveux femme, 50 ans

À cinquante ans, le volume diminue souvent. Les hormones font partie du tableau. Elles ne l'expliquent pas à elles seules.

Consultations à Fribourg (Suisse), au Sarine Center de Villars-sur-Glâne.

Perte de cheveux à 50 ans : ce qu'il faut savoir

Chez la femme, une chute de cheveux vers la cinquantaine peut avoir plusieurs origines. Dans une large part des cas, il s'agit d'une chute liée à l'alopécie féminine, dont la fréquence augmente nettement à cet âge. D'autres formes de chute existent aussi à cette période de la vie, avec des présentations et des prises en charge différentes.

La forme la plus fréquente après la ménopause : l'alopécie féminine

Elle se traduit par un éclaircissement diffus, plus marqué sur le sommet du crâne, avec une raie qui s'élargit, mais sans zone totalement dégarnie. Sa fréquence augmente avec l'âge et le nombre d'années écoulées depuis la ménopause : elle toucherait environ 14 à 28 % des femmes dans la cinquantaine, contre 3 à 12 % dans la vingtaine et la trentaine. La baisse des œstrogènes et le déséquilibre relatif en faveur des hormones masculines à la ménopause jouent un rôle, mais n'expliquent pas tout le tableau. Sa sévérité peut être décrite à l'aide d'une échelle (Ludwig, Sinclair), qui sert à classer, pas à poser le diagnostic à elle seule.

Une chute plus soudaine et diffuse

La chute peut aussi toucher l'ensemble du cuir chevelu de façon plus brutale, deux à quatre mois après un épisode de fièvre, une opération, une carence, un médicament, un choc affectif ou un stress important. De nombreux cheveux entrent alors en même temps dans une phase de repos avant de tomber. Cette forme est en général transitoire et repousse spontanément en quelques mois, mais elle peut aussi révéler ou aggraver une alopécie féminine déjà présente.

D'autres causes, plus rares, à ne pas oublier

Une chute de cheveux peut aussi être due à d'autres causes, par exemple :

  • des plaques rondes sans cheveux qui apparaissent rapidement ;
  • une infection du cuir chevelu ;
  • une traction répétée des cheveux (coiffures serrées, tics) ;
  • une maladie de la thyroïde, une carence en fer, ou certains médicaments ;
  • une alopécie fibrosante frontale, qui touche surtout la femme après la ménopause et se traduit par un recul progressif de la lisière du front et parfois des sourcils, avec une peau lisse à la place des cheveux, une situation qui nécessite un avis médical rapide ;
  • une inflammation du cuir chevelu qui détruit définitivement les follicules et laisse une peau lisse à la place des cheveux, une situation qui nécessite un avis médical rapide.

Ces différentes causes peuvent aussi se combiner chez une même personne. C'est pourquoi il est utile de faire examiner son cuir chevelu plutôt que de considérer toute chute de cheveux comme un seul et même problème : le mode d'apparition, la répartition et l'aspect du cuir chevelu orientent vers la cause et donc vers la prise en charge la plus adaptée.

Quand une consultation médicale a du sens

Consulter a du sens si la densité change, si la chute persiste au-delà de quelques cycles de lavage, si une zone se dégarnit, ou si le cuir chevelu démange, pèle ou fait mal. On vient aussi lorsqu'on veut simplement comprendre, avant d'accumuler les produits.

À 50 ans, l'âge n'est pas un diagnostic. Une chute qui s'installe à cette période peut relever du même mécanisme qu'à 30 ou 40 ans, ou d'un mécanisme différent, parfois lié à la ménopause elle-même. La date de début, le rythme, les antécédents familiaux et l'état du cuir chevelu pèsent plus que le chiffre.

Un recul de la lisière frontale, une plaque, une douleur, une suppuration ou une atteinte des sourcils justifient un avis sans attendre. « Que faire » commence par ce tri, pas par un shampoing.

La première consultation

L'entretien porte sur le début, le rythme, les médicaments, la santé générale, le statut ménopausique et les habitudes capillaires. Puis vient l'examen du cuir chevelu. Une trichoscopie peut préciser une miniaturisation, une chute diffuse ou un autre tableau, quand elle est disponible.

Un bilan biologique n'est pas systématique. Il se discute si l'histoire oriente vers une cause particulière, par exemple en présence de signes d'hyperandrogénie (règles irrégulières avant la ménopause, hirsutisme, acné). Les options dépendent du diagnostic. Leurs limites font partie de l'information, au même titre que leurs indications.

40 ans, 50 ans : plusieurs fils qui se croisent

Vers 40 ou 50 ans, plusieurs fils se croisent souvent : périménopause, charge familiale, alimentation, une alopécie déjà présente. L'âge est un contexte. Il ne dit pas lequel de ces fils pèse le plus.

La page ménopause reprend le volet hormonal plus en détail. Ici, l'enjeu reste le même : distinguer ce qui change avec les années de ce qui relève d'un autre mécanisme.

  • Arrêt de la pilule
  • Carence
  • SOPK
  • Thyroïde

Pourquoi 50 ans mérite une attention particulière

Après la ménopause, l'alopécie féminine devient plus fréquente et souvent plus marquée, en lien avec la baisse des œstrogènes et le déséquilibre relatif en faveur des androgènes. C'est aussi l'âge où l'alopécie fibrosante frontale apparaît le plus souvent, ce qui justifie une attention particulière à la lisière frontale et aux sourcils lors de l'examen. Un âge de ménopause plus précoce que la moyenne a également été associé à un risque accru de cette forme d'alopécie cicatricielle.

L'âge oriente. Il ne conclut pas. La page dédiée à la chute de cheveux chez la femme reprend les mécanismes en détail, et la page dédiée à la ménopause aborde le volet hormonal plus spécifiquement.

La consultation à Fribourg

La première visite dure environ une heure. Elle commence par l'histoire du trouble : quand il a commencé, comment il évolue, la santé générale, le statut ménopausique, les traitements en cours, les habitudes capillaires. L'examen du cuir chevelu suit. Une trichoscopie peut préciser ce que l'œil seul ne tranche pas. Un bilan sanguin n'est pas automatique ; il se discute si l'histoire oriente vers une cause particulière.

Dr Cindy Ottiger-Mankaka est Médecin spécialiste FMH en médecine interne générale, avec une expertise en trichologie. Elle intègre cette discipline à sa pratique quotidienne à travers une approche médicale globale. Les troubles capillaires étant fréquemment le reflet de déséquilibres internes (hormonaux, métaboliques, inflammatoires ou nutritionnels), son expertise de médecin interniste permet de réaliser des bilans systémiques complets et d'assurer une prise en charge médicale ciblée. Elle travaille avec une équipe de thérapeutes et d'experts en soins capillaires.

Les consultations ont lieu au Sarine Center, Route du Petit-Moncor 1c, 1752 Villars-sur-Glâne, en attendant les locaux définitifs. Selon les informations du cabinet, elles sont facturées au tarif TARDOC et prises en charge par l'assurance obligatoire des soins (LAMal), sous réserve de la franchise, de la quote-part et des conditions du modèle d'assurance concerné. Un bon de délégation est souvent utile. Certains examens ou soins restent à la charge du patient et font l'objet d'une information préalable.

Sources

Articles indexés dans PubMed. Cette page informe ; elle ne remplace pas une consultation médicale.

  1. Hair Loss in Women. Olsen EA. N Engl J Med. 2025.PubMed ↗
  2. Menopause and Hair Loss in Women: Exploring the Hormonal Transition. Gupta AK, Economopoulos V, Mann A, Wang T, Mirmirani P. Maturitas. 2025.PubMed ↗
  3. Menopause and Common Dermatoses: A Systematic Review. Roster K, Fleshner L, Karatas TB, et al. American Journal of Clinical Dermatology. 2026.PubMed ↗
  4. The Role of Hormones in Female Androgenetic Alopecia: Focus on Menopause. Anderson A, Konopelski P, Skorzewska K, et al. Climacteric. 2026.PubMed ↗

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